Le Brésil appartient à ceux qui travaillent : vive l’audace du peuple brésilien!

Ni Meta, ni les grands médias : nous savons quel choix faire le 25! L’ a-lié-na-tion est le processus par lequel le travailleur perd le contrôle de ce qu’il produit et, ce faisant, se déconnecte de son humanité, de son histoire et de ses relations sociales. C’est peut-être le mot qui explique le mieux le contexte politique électoral que nous traversons actuellement au Brésil. Après tout, comment expliquer que des étudiants bénéficiaires de bourses universitaires annoncent leur intention de voter pour le bolsonarisme, qui a déjà supprimé leurs bourses ? Ou comprendre pourquoi des fonctionnaires votent pour le même parti qui porte atteinte à leurs droits et privatise leurs emplois ? Ou encore, comment ceux qui vivent de la vente de leur force de travail choisissent des projets qui mettent fin aux programmes sociaux ? C’est dans le désenchantement engendré par le capitalisme lui-même que l’extrême droite fasciste se développe au Brésil. Elle s’est tellement développée qu’elle a rallié à sa cause le « Centrão » et plusieurs figures de proue de la politique nationale. Mais que vendent-ils ? Rien d’autre qu’une haine démesurée et insensée. Leur projet consiste à démanteler le système, au profit d’un groupe de politiciens et de leurs amis. Et des millions de personnes ont voté pour ce projet au premier tour. En examinant le programme gouvernemental de Flávio Bolsonaro, on ne trouve pas les mots « faim », « agroécologie » ni « agriculture familiale ». D’ailleurs, l’approche de l’environnement est singulière, selon leurs propres termes : « environnement : l’atout vert du Brésil ». Un programme gouvernemental incroyable qui prétend tout faire sans expliquer comment concilier l’inconciliable dans ce pays. Il affirme qu’il défendra les peuples de la forêt et préservera leur « autonomie » de décision, alors qu’il émane d’un parti qui a tenté d’abroger la Convention n° 169 de l’OIT, privant ainsi les peuples autochtones, les peuples et les communautés traditionnelles de leur droit à la consultation. Des pages et des pages de sophismes écrits pour vendre son projet et semer le chaos. En y regardant de plus près, on voit que Flávio affirme qu’il protégera l’Amazonie contre la criminalité, alors que ce fils est le vrai héritier de son père, qui a eu en Ricardo Salles le ministre de l’Environnement ayant le plus autorisé la déforestation et la destruction de la forêt. Rappelons-nous les effets de la libéralisation de l’exploitation minière artisanale et ses conséquences pour l’ensemble du territoire yanomami. Le bolsonarisme est un projet hostile à l’environnement et à la nature, qui réitère une vision colonialiste de la campagne, des eaux et des forêts. Qu’on ne nous prenne pas pour des imbéciles. La moitié des partisans directs du bolsonarisme est impliquée dans des accusations de crimes sexuels, de violences conjugales, entre autres. Il est triste, en tant que féministes, d’être en vie pour voir une jeune femme élue députée affirmer qu’il n’y a pas de féminicide dans le pays. En effet, cette personne vit enfermée dans des bulles virtuelles qui ne lui permettent pas d’accéder à des ouvrages que lui permettraient d’apprendre que le Brésil enregistre des records de décès de femmes, simplement parce qu’elles sont des femmes : on a dénombré plus de 1571 cas rien qu’en 2025. Un programme gouvernemental qui vise à protéger les femmes pour renforcer les familles, et qui nécessite des années de lutte féministe pour venir à bout de la division sexuelle du travail à la maison. La proposition de « Brasil pour elles » porte sur l’inclusion numérique. Parmi ses mesures, elle prévoit notamment un forfait Internet. Quant à la violence domestique, nous nous sentirons en sécurité puisque nous aurons le titre de propriété de nos logements à notre nom. En effet, grâce à l’acte de propriété, nous serons protégées contre les intrusions, les coups, les armes et les viols. Un texte qui ne mentionne la « violence domestique » qu’une seule fois. Quant à vous, peuples autochtones et quilombolas, le projet bolsonariste ne vous accorde que trois mentions concernant vos terres, afin de décider des activités productives qui y sont menées. Rappelons qu’il s’agit d’un texte qui ne mentionne ni l’agriculture familiale ni l’agroécologie, mais qui prévoit un assouplissement des procédures d’autorisation environnementale. La question reste donc posée : quand cette autonomie sera-t-elle effective et quelle forme prendra-t-elle ? Il est par ailleurs important de souligner qu’il est expressément fait mention de Ferrogrão, des voies navigables sur le Tapajós, de l’exploitation minière à grande échelle et de l’expansion des chaînes de production dans le nord du pays. Le message est clair : la souveraineté, c’est un discours de gauchiste, une vision idéologique. Car la véritable souveraineté, c’est d’ouvrir les marchés. Ainsi, lorsque toutes nos terres rares, nos forêts et nos eaux seront retrouvées entre les mains des États-Unis et de l’avidité trumpiste, il ne restera plus grand-chose pour notre autonomie. Et à nous, travailleuses et travailleurs, il ne reste rien d’autre que d’être une main-d’œuvre (presque esclave) au service d’intérêts toujours extérieurs. Et le droit à la ville. Eh bien, les villes sont certainement l’affaire de leurs maires, comme ce fut le cas lors de la pandémie : le bolsonarisme ne comprend rien au fédéralisme. Pour un programme gouvernemental qui considère que l’un des problèmes du Nord-Est réside dans les inondations, il va sans dire qu’il n’y aura aucun projet d’intégration nationale au-delà des corridors logistiques de l’agro-industrie et de l’exploitation minière. Même dans le contexte de la crise climatique, le programme ne fait aucune mention des catastrophes naturelles. À l’exception de cette unique et incroyable référence au climat. Et d’un autre côté, nous n’avons l’homme qui a sauvé ce pays de la famine à plusieurs reprises. Qui, lors de son retour au pouvoir en 2023, a rétabli plus de 75 programmes fédéraux supprimés, relégués au second plan ou marginalisés par le gouvernement Bolsonaro. Le choix n’est pas difficile. Regardez dans votre réfrigérateur aujourd’hui, et repensez à ce qu’il en était pendant la pandémie. Vous vous souvenez des files d’attente au

Brazil belongs to those who work: long live the boldness of the Brazilian people!

Neither Meta nor the mainstream media: we know what the choice will be on the 25th! Al.ien.a.tion is the process by which worker loses control over what it produces, and in doing so becomes disconnected from its humanity, its history, and its social relations. Perhaps this is the word that best explains the current political and electoral moment we are experiencing in Brazil. After all, how can we explain that university students receiving scholarships are announcing their support for Bolsonarism, the very group which has already cut their scholarships? Or understand why public servants vote for the same party that undermines their rights and privatises their jobs? Or even how those who make a living by selling their labour choose policies that dismantle social programs? It is amid the discouragement generated by capitalism itself that the fascist far right is on the rise in Brazil. It has grown so much that it has taken over the so-called “centrão” and co-opted several prominent figures in national politics. But what are they selling? Nothing but unbridled and insane hatred. Their agenda is to dismantle the system, for the benefit of a privileged group of politicians and their friends. Millions of people voted for that agenda in the first round. Upon examining Flávio Bolsonaro’s government platform, we found no mention of the words “hunger,” “agroecology,” or “family farming.” In fact, the focus on the environment is peculiar; in their own words: “environment: Brazil’s green asset.” An incredible government platform that claims to do everything without explaining how to reconcile the irreconcilable in this country. It asserts that it will support the forest peoples and preserve their “autonomy” to make decisions – coming from a party that attempted to repeal ILO Convention No. 169, thereby stripping indigenous peoples and traditional communities of their right to consultation. Pages and pages of fallacies written to sell their project and promote chaos. Upon closer inspection, we can see that Flávio claims he will protect the Amazon from crime, even though he is the heir to his father’s legacy – a legacy that included Ricardo Salles, the Environment Minister who authorised deforestation. Let us recall the effects of allowing artisanal mining and its consequences for the entire Yanomami territory. Bolsonarism is a project that is hostile to the environment and nature, one that reinforces a colonialist view of the countryside, the waters, and the forests. Don’t take us for fools. Half of Bolsonaro’s direct supporters are implicated in allegations of sexual crimes, domestic violence, and other offences. It’s sad that we, as feminists, are alive to witness a young woman elected to Congress claim that femicide does not exist in this country. In fact, that person lives in an online bubble that prevents her from accessing books to learn that Brazil is experiencing record numbers of deaths of women simply because they are women, with more than 1,571 cases in 2025 alone. A government program that aims to protect women in order to strengthen families takes years of feminist struggle to overcome the gendered division of labour within the home. The “Brazil for women” initiative focuses on digital inclusion. Among its measures is a plan to provide internet access. As for domestic violence, we will feel safe because we will hold the title deed to our homes in our own names. That’s because, with that deed, we will be protected from break-ins, beatings, weapons, and rape. A text that mentions “domestic violence” only once. And for you, indigenous peoples and quilombolas, the Bolsonarist project has limited you to three references to your lands, regarding decisions on productive activities on those lands. Let’s recall it is a text that makes no mention of family farming or agroecology but calls for greater flexibility in environmental licensing. That raises the question: when will this autonomy be granted, and what form will it take? It is also important to note, on the other hand, that there is explicit mention of the Ferrogrão project, the waterways on the Tapajós River, large-scale mining, and the expansion of production chains in the North of the country. Their proposal is clear: sovereignty is just leftist rhetoric, an ideological viewpoint. Because true sovereignty means opening up markets. So, when all our rare earth minerals, forests, and waters are in the hands of the U.S. and Trump’s greed, very little will remain for our autonomy. And we workers are left with nothing more than to serve as a (nearly slave-like) labour force for interests that are always external. Also, the issue of the right to the city. Cities are definitely the responsibility of their mayors, as was the case during the pandemic, and Bolsonarism understands nothing about federalism. For a government plan that regards flooding as one of the Northeast’s problems, it goes without saying that there will be no national integration project beyond the logistics corridors for agriculture and mining. Even against the backdrop of the climate crisis, the plan makes no mention whatsoever of disasters, aside from that one incredibly brief reference to the climate. On the other side, we have the man who has saved this country from famine time and again. Who, upon his return to power in 2023, reinstated more than 75 federal programs that had been eliminated, sidelined, or marginalised by the Bolsonaro administration. It’s not a difficult choice. Take a look inside your fridge today, and think about what it was like during the pandemic. Do you remember the queues at public hospitals? The queues for getting bones? The vaccine shortage? You don’t need social media or Big Tech to dictate what you think. You are the Brazilian people; your history and your hard work are your memory. It is your suffering that teaches you. Under which government did you experience the best years of your life? When did our country grow exponentially? Make no mistake: all that sexists, extremists, fascists, and those in power want is for you to think you need them to live well, when in fact

Brasil es de quienes trabajan: ¡Viva la audacia del pueblo brasileño!

Ni Meta ni los grandes medios de comunicación: sabemos cuál será la opción el día 25!   A – lie – na – ción es el proceso por el cual el trabajador pierde el control sobre lo que produce y, con ello, se desconecta de su humanidad, de su historia y de sus relaciones sociales. Quizás esa sea la palabra que mejor explique el momento político electoral que atravesamos en Brasil. Después de todo, ¿cómo explicar que los estudiantes universitarios becarios anuncien su voto a favor del bolsonarismo, que ya les ha recortado sus becas? ¿O entender por qué los funcionarios públicos votan por el mismo partido que precariza sus derechos y privatiza sus puestos de trabajo? O incluso, ¿cómo es que quienes viven de la venta de su fuerza de trabajo opten por proyectos que acaban con los programas sociales? Es en el desánimo generado por el propio capitalismo que crece la extrema derecha fascista en Brasil. Ha crecido tanto que se ha apoderado del “centrão” y de varias figuras importantes de la política nacional. Pero, ¿qué es lo que venden? Nada más que un odio desmesurado y desquiciado. El proyecto consiste en el desmantelamiento, en beneficio de un grupo de políticos y sus amigos. Y millones de personas votaron por este proyecto en la primera vuelta. Al examinar el programa de gobierno de Flávio Bolsonaro, no encontramos las palabras “hambre”, “agroecología” ni “agricultura familiar”. De hecho, resulta peculiar el enfoque sobre el medio ambiente, en sus propias palabras: “medio ambiente: el activo verde de Brasil”. Un programa de gobierno increíble que dice hacerlo todo sin explicar cómo conciliar lo inconciliable en este país. Afirma que apoyará a los pueblos de la selva y preservará su “autonomía” para decidir, eso viniendo de un partido que intentó derogar el Convenio n.º 169 de la OIT, quitándoles el derecho a la consulta a los pueblos indígenas, los pueblos y las comunidades tradicionales. Páginas y páginas de falacias escritas para vender su proyecto y promover el caos. Al analizarlo más de cerca, se puede ver que Flávio afirma que protegerá la Amazonía contra el crimen, cuando ese hijo es heredero del legado de su padre, quien contó con Ricardo Salles como el ministro de Medio Ambiente que más autorizó la deforestación y la tala del bosque. Recordemos los efectos de la autorización de la minería artesanal y sus consecuencias para todo el territorio yanomami. El bolsonarismo es un proyecto contrario al medio ambiente y a la naturaleza, que reitera una visión colonialista sobre el campo, las aguas y los bosques. Que no nos tomen por tontos. La mitad de los partidarios directos del bolsonarismo está involucrada en denuncias de delitos sexuales, violencia doméstica, entre otros. Es triste que, como feministas, tengamos que presenciar cómo una joven elegida diputada afirma que no existe el feminicidio en el país. De hecho, esta persona vive encerrada en burbujas virtuales que no le permiten acceder a libros para aprender que Brasil registra cifras récord de muertes de mujeres, simplemente por ser mujeres; fueron más de 1571 casos solo en 2025. Un programa de gobierno que busca proteger a las mujeres para fortalecer a las familias lleva años de lucha feminista para superar la división sexual del trabajo en el hogar. La propuesta de “Brasil por ellas” es la inclusión digital. Entre sus acciones prevé un paquete de internet. Y en cuanto a la violencia doméstica, nos sentiremos seguras ya que tendremos el título de propiedad de las casas a nuestro nombre. Esto es porque, con la escritura, nos protegeremos de las invasiones, los golpes, las armas y las violaciones. Un texto que menciona la “violencia doméstica” solo una vez. Y para ustedes, pueblos indígenas y quilombolas, el proyecto bolsonarista les ha relegado tres menciones sobre sus tierras, para decidir sobre las actividades productivas en ellas. Recordemos que se trata de un texto que no menciona la agricultura familiar ni la agroecología, pero que prevé una flexibilización de los permisos ambientales; así queda la pregunta: ¿cuándo habrá y cómo será esa autonomía? Por otro lado, es importante destacar que hay una mención expresa a Ferrogrão, a las vías navegables en el Tapajós y a la minería a gran escala, así como a la expansión de las cadenas productivas en el norte del país. La propuesta es clara: la soberanía es palabrería de la izquierda, una visión ideológica. Porque la verdadera soberanía consiste en abrir mercados. Así que cuando todas nuestras tierras raras, bosques y aguas queden en manos de EE. UU. y de la avaricia trumpista, habrá muy poco para nuestra autonomía. Y a nosotras, las trabajadoras y los trabajadores, no nos queda más que ser mano de obra (casi esclava) al servicio de intereses siempre externos. Y el derecho a la ciudad. Bueno, las ciudades son definitivamente problema de sus alcaldes y alcaldesas; como ya se vio durante la pandemia, el bolsonarismo no entiende nada de federalismo. Para un plan de gobierno que entiende que uno de los problemas del noreste son las inundaciones, no hace falta decir que no habrá ningún proyecto de integración nacional más allá de los corredores logísticos de la agricultura y la minería. Incluso en el contexto de la crisis climática, el plan ni siquiera menciona los desastres. Aparte de la única e increíble mención al clima. Y, por otro lado, tenemos simplemente al hombre que sacó a este país del hambre en varias ocasiones. Quien, al regresar al poder en 2023, reactivó más de 75 programas federales que habían sido eliminados, relegados o marginados por el gobierno de Bolsonaro. No es una decisión difícil. Echa un vistazo a tu refrigerador hoy y piensa en cómo era durante la pandemia. ¿Recuerdas las filas del SUS? ¿La fila para recibir el hueso? ¿La falta de vacunas? No necesitas que las redes sociales ni las grandes empresas tecnológicas te digan qué pensar. Tú eres el pueblo brasileño; tu historia y tu sudor son tu memoria. Son los sufrimientos los que te enseñan.

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